En 6666, la fin du monde n’est plus une menace lointaine : elle a déjà commencé. Au cœur de ce futur ravagé, le pape Leslie XII fait cloner Carmody, le prêtre qui avait tenu tête aux forces démoniaques dans 666, pour rejouer une guerre sainte contre l’Enfer. Le point de départ annonce une BD de fantasy noire, nourrie d’imagerie religieuse, de démons et de bataille annoncée à l’échelle du monde.
La série réunit au scénario François Marcela-Froideval, figure bien connue de la fantasy française et du jeu de rôle, et au dessin Franck Tacito, déjà son partenaire sur 666. 6666 démarre en 2004 dans le catalogue Glénat, sous le label Zenda, avec un premier volume intitulé Habemus Papam. Un second tome, Civis Pacem Parabellum, paraît en 2006.
Pour le collectionneur, il faut savoir une chose simple : 6666 est resté inachevé après ces deux albums. C’est donc moins une série longue qu’un prolongement direct de 666, lancé dans la même veine apocalyptique par les mêmes auteurs. Le principal repère d’édition est clair : les deux tomes sont sortis chez Glénat dans la collection Zenda. Mieux vaut commencer par 666 si l’on veut profiter pleinement des enjeux, puis enchaîner avec cette suite plus rare dans les rayons.